Le bateau parapluie

24 mars 2010

Au-devant

Clapote clapote l’eau

Sur le bateau

Je m’en balance

Au-delà de l’océan

Se trouve matière

 

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21 février 2010

La Noche de los asesinos, José TRIANA

Cuba. Les années 50. Une cave. La nuit. Un claquement de porte. Rupture. Et…action ! Microcosme. Trois personnages enfermés. Espace poussiéreux. Délirant. Un jeu interminable. Une imploration. Rituel. Le droit à l’existence. Exorcisme. Comment ? Un assassinat suivi d’un jugement. Impunité. Pas de coupable. Pas de dénouement. Beaucoup d’agitation mais aucune ouverture. Inaction de l’action. Les personnages tournent en rond. La zone est grillagée. Juste une répétition. Jeu de miroirs. Que pouvons-nous y voir ? Une mise en scène. Feintes. Absurdités. Incohérence. Croisement, dédoublement. Passé, présent. Improvisations ? Une illusion réelle. Confusion totale. Les conventions éclatent. Où se trouve la vérité ? Les changements sont brusques. Les masques se fissurent par à-coups. Déformations, distorsions, métaphores. Tout se mêle. Véritable kaléidoscope. Autorité, soumission, rébellion. Jeu incessant. Un monde chaotique où les bourreaux deviennent victimes et où le désordre naît nouvel ordre. Aucune limite. Lutte perpétuelle. Violence, angoisse, frustration, désespoir. Couteau. L’arme du peuple. Révolution ? Action mortelle. L’abus de pouvoir mène au parricide. Exutoire ? La libération n’a toujours pas lieu. Interruption. Les maux surgissent derrière les masques. Silence. Enfance. Les révélations sont douloureuses mais le jeu reste stérile. Aucune échappatoire. La fuite dans le jeu est un échec. Se libérer d’une oppression asphyxiante. Impossible. Le jeu se répète indéfiniment. Il n’est qu’un acte vital où les personnages sont condamnés à jouer la comédie à perpétuité… Cuba. Les années 50. Une cave. La nuit. Un claquement de porte. Rupture. Et…action ! Microcosme. Trois personnages enfermés. Espace poussiéreux. Un jeu interminable. Une imploration. Rituel. Le droit à l’existence. Exorcisme. Comment ? Un assassinat suivi d’un jugement…

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04 février 2010

PLAZA DE ARMAS (La Habana)

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L'arbre à lettres

Feuille blanche. Sur une terre en friche un arbre est planté. Ses racines sont nouées. Silence. Rien ne s’inscrit sur la feuille blanche. Au sous-sol des obstacles bloquent la voix. Un brouillard épais masque l’horizon. Vagues de froid. Irrité s’écorce le tronc. Feuille blanche. Insupportable. L’arbre ne peut se contenter du réel. En l’air, comme une main ouverte, les branches implorent un nouveau décor. Silence. Feuille blanche. Dans l’ombre les tissus gangreneux se propagent. Les nœuds s’attaquent aux autres membres. Impuissant l’arbre s’enlise. La feuille blanche reste vierge de toute expression. Silence. Feuille blanche. Au seuil les mains se perdent. Un silence terrible fait fuir la personne attentive. Absence. L’arbre a besoin d’une greffe. Les racines sont enterrées. Feuille blanche. Réceptacle de lumière. De la confidence naît le fruit. Feuille blanche. L’écriture est acte de survie. Grève de la fin.

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19 septembre 2009

L'oiselle

Ecorché vif

Oiseau rare

Reviendrais-tu nicher une nouvelle fois

Saigné en mon sein ?

Oiseau de passage

Oiseau éphémère

Imaginaire

Dont le chant ne dure qu’un temps

Donne-moi dans une note haut perchée la mesure qu’il me manque

Ailé allant de-ci de-là

Narguant ma plume immobile

Dans l’oisellerie l’aile en attelle

L’oiselle ne rit plus

Prisonnière de l’oiseleur

Elle guette les ombres mouvantes

Et la plume froissée

Espère y voir celle de l’oiseau leurre

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14 août 2009

L'ARBRE DANSE

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L’ARBRE DANSE

Dans un décor bleu azur

L’arbre danse

Niché en haut de la falaise

Nuit et jour

De toute son écorce

L’arbre danse

Au gré de ses fantaisies

Le mistral compose

Y volando, volando, volando

L’arbre danse

Sur l’immense caillou

La houle percussionniste improvise

Et au rythme du clapotis

L’arbre danse

Comme une offrande

Epousant le chant des voyageurs ailés

De tout son lyrisme

L’arbre danse

Acrobate heureux

Les yeux rivés sur l’horizon

L’arbre danse

Porque su vida, la prefiere vivir así

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11 août 2009

El Malecón

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L'après

Je n’entends plus le même son

Je n’entends plus rien

La tempête est passée

Je n’entends plus les vents violents briser les branches des arbres

Je n’entends plus les bourrasques de pluie inonder le sol terreux

Je n’entends plus et ça m’inquiète

Je suis dans le calme d’après la tempête

En plein silence forestier

J’observe les dégâts

Des arbres amputés, des branches arrachées, du bois mort trempé dans ces flaques de boue, inutilisable pour la combustion, des feuilles automnales déchirées, mises à terre, ravivant de leurs couleurs ce décor funèbre.

Je suis seule dans ce cimetière boisé

Je dois le quitter

Je n’ai plus rien à y faire

M’en détacher

Tel un craquement de branche

Et je perds un membre

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Le clone

J’ai peur !

La ressemblance m’effraie

As-tu déjà rencontré l’Homme clone ? Ou devrais-je dire l’Homme clown ?

Tu sais, le genre jeune cadre dynamique cloîtré dans son costume trois pièces et qui a pour accessoires un i-pod et un journal

Celui qui ressemble à tous les autres

Même leurs visages n’expriment rien de particulier

De véritables zombies

Tous réglés à la même heure, se dirigeant tous dans la même direction pour y effectuer la même chose et ce tous les jours

Comment peuvent-ils accepter cette uniformité ?

L’Homme clone est une marionnette qui n’est pas maître de ses fils

Il me fait penser au clown blanc

Tu sais, le clown pleureur, le Pierrot à la larme noire

D’ailleurs, en parlant d’alarme, ils devraient la sonner

Juste pour essayer de retrouver leur unicité

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